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Lancia Y 1.4 LX

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Lancia Y 1.4 LX

Lancia Y 1.4 LX 2

Lancia Y 1.4 LX

Avec un design audacieux et une variété inhabituelle de couleurs, la nouvelle Lancia Y s’inscrit dans la tradition extravagante de l’entreprise. Surtout le modèle haut de gamme de 75 ch veut être un bijou plutôt qu’une petite voiture.   Cela fait de lui un vrai quadriporteur dans lequel les adultes se sentent à l’aise même sur la banquette arrière. Les grandes surfaces vitrées et la largeur luxuriante de l’habitacle donnent presque l’impression d’être assis dans une voiture de classe moyenne. En effet, l’empattement long (2,38 mètres) et le toit tiré vers l’arrière garantissent une liberté de mouvement qui peut également rivaliser avec le grand frère Fiat Punto, un grand frère de la marque. Les centimètres manquants sont à la charge de la botte, qui ne contient que 215 litres (Punto : 275) mais est facile à charger. Dans toutes les versions, il est possible d’augmenter le volume jusqu’à 910 litres si nécessaire au moyen de dossiers de sièges arrière rabattables. Le fait que la charge utile maximale de 362 kilogrammes de la voiture d’essai était un peu serrée est toutefois dû à son équipement complet, qui comprenait également la climatisation. Même le modèle de base LE, qui n’est disponible qu’avec le moteur de base de 1,2 litre (60 ch), répond aux exigences du petit Feinen avec lève-vitres électriques, quatre appuie-tête et verrouillage central. La version LS intermédiaire est également équipée d’une direction assistée et d’un compte-tours, la LX est également équipée d’ABS, de capots en Alcantara et d’une console centrale en imitation bois. Mais ce qui attire l’attention à l’intérieur, ce sont sans aucun doute les équipements qui, comme pour la Twingo, se trouvent au centre, devant le pare-brise. D’une part, cela crée de l’espace pour une étagère profonde qui s’étend sur toute la largeur intérieure et, d’autre part, cela crée de l’agacement, car même après une longue période d’adaptation à la voiture, on continue à regarder dans le vide gris derrière le volant. En retour, on aurait au moins souhaité des instruments plus grands et lisibles à première vue.  
D’autres sacrifices sur l’autel de l’individualité ne sont pas exigés, cependant. La position ergonomique des interrupteurs et des leviers vous permet de vous repérer immédiatement. L’intérieur n’est agréablement chaud qu’au bout d’une dizaine de minutes, mais la finition n’a pas du tout l’air méridionale : pas de détails négligés, peu de torsion de la carrosserie, tout au plus un bruit sourd du couvercle du coffre. La joie de l’impression de bonne qualité n’est pas diminuée non plus par les sièges. Ils sont généreusement dimensionnés, agréablement tendus et offrent un soutien latéral suffisant. Avec les sangles, elles peuvent être ajustées à presque toutes les tailles de corps, ce qui vous permet de vous asseoir un peu haut. C’est bon pour la clarté et donc le bien-être, ce qui s’applique également à la suspension. Les bosses courtes et longues sont absorbées par ce dernier d’une manière cultivée qui se rapproche presque de l’optimum établi par la VW Polo dans cette catégorie. Le confort de roulement n’a pas l’air si digne, car les roues grondent dans chaque nid-de-poule. L’inclinaison latérale du corps due à la longue course du ressort n’est guère un facteur. Au moins, il n’a aucune influence sur le comportement de conduite. La Y est complètement neutre même dans les virages, pousse un peu plus sur les roues avant à la limite et donne l’impression que beaucoup de petites voitures l’ont fait pendant des années. Il n’y a pas de problème avec les réactions de changement de charge ou la marche en ligne droite, mais il y a des problèmes avec les freins : la décélération déjà modérée diminue de façon drastique sous des charges élevées. Ceux qui s’attendent à ce que les voitures de ce format soient faciles à manier ne seront pas déçus par la Lancia. La légèreté ludique dans le maniement résulte avant tout de la direction assistée sensible, qui fonctionne directement sans paraître nerveuse. Il s’adresse également avec précision à la position centrale et plaît également par un bon retour d’information.  
Le moteur 1,4 litre à trois soupapes de 75 ch, déjà connu de la Fiat Bravo/Brava et qui aide la Y lourde de 1018 kg à atteindre les performances habituelles de sa catégorie, n’est pas aussi confiant. Il ne faut pas s’attendre à un tempérament vif : la Polo de la même force est nettement en tête tant en accélération qu’en traction à bas régime. Un remède est aussi le passage des rapports avec la transmission exacte, mais quelque peu osseuse, qui n’est que limitée, et qui peut être facilement surmontée en raison de la douceur de fonctionnement du moteur. Le moteur à quatre cylindres fonctionne silencieusement et sans bourdonnement jusqu’aux régimes les plus élevés, ce qui contribue à un faible niveau sonore. C’est aussi économique : un peu de retenue avec la pédale d’accélérateur réduit la consommation d’essai à moins de sept litres. Même le prix de revient impressionnant s’avère favorable en raison de l’équipement complet, car même la version LE moins chère du 2100 Mark surpasse la Spartan Polo à cet égard. L’avantage décisif du Y ne se trouve dans aucune liste de prix VW : On y trouve sans doute une bande-annonce d’un goût inhabituel, et avec 6250 exemplaires prévus pour l’Allemagne en 1996, cela pourrait durer encore longtemps.