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Ford Focus 1.0 Ecoboost vs Toyota Auris 1.2T

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Ford Focus 1.0 Ecoboost vs Toyota Auris 1.2T

Ford Focus 1.0 Ecoboost vs Toyota Auris 1.2T 2

Nouveau mélange de duels compacts

En route vers la rédaction, dans un léger virage à gauche non loin de Villa Reitzenstein, une Seat Arosa rachitique, autrefois orange, de la deuxième série se gare tranquillement. Il n’a jamais attiré beaucoup d’attention avant. Mais maintenant, oui. La Toyota Auris. Deux jours de suite, il a tiré la sonnette d’alarme alors que nous nous approchions et a demandé un arrêt d’urgence inutile, que nous devions ignorer. Mais merci pour le réveil. Le troisième jour, nous passons devant avec la Ford – et l’Arosa ne le dérange pas.
points de pénalité, l’Auris trop prudente n’en prend pas pour elle. Un regard sur la Focus montre qu’elle s’améliore encore. La coûteuse version Titanium est également équipée d’un supplément de 300 euros pour les avertissements de fatigue et d’angle mort, permet de suivre l’évolution de la situation et de passer un appel d’urgence si nécessaire. A cela s’ajoutent un régulateur de vitesse actif (870 euros) et – de série – un système de freinage stable et puissant. A partir de 100 km/h, la Ford s’arrête après 35,2 mètres, et même après le dixième freinage d’urgence à partir de 130 km/h, elle décélère encore de manière exemplaire avec une distance de freinage de 59,5 mètres. En comparaison, le Toyota avec 37,3 mètres à partir de 100 et 64,6 mètres à partir de 130 km/h fournit des valeurs plus modérées. Malgré ses nombreux assistants dans le chapitre de la sécurité, il nous livre ainsi un développement prometteur par rapport à la Ford.
Sous le capot de la nouvelle 1.2T se cache un développement prometteur. Doté d’une injection directe, d’une commande variable des soupapes et d’un collecteur d’échappement intégré à la culasse, le moteur quatre cylindres de 116 ch s’élance spontanément sur la route et passe la vitesse supérieure. Le célèbre moteur d’un litre de la Ford est un peu plus humoristique. Ses caractéristiques : trois cylindres, 125 ch et 170 Nm, le tout présenté avec un léger claquement et des vibrations minimales lors du dévissage. Tourner ? J’aimerais beaucoup. Parce que le petit aime autant les tours que la poussée spontanée. Mais aussi beau que cela puisse paraître, il ne peut pas battre l’Auris malgré ses performances accrues. Que ce soit dans la giclée de zéro à 100 ou dans le courant d’air, l’Auris de 24 kilos plus léger pousse plus fort.
Dans la vie quotidienne au moins aussi important et un grand plus de la Toyota : son quatre cylindres est nettement plus économique. Ainsi, l’Auris se rapproche de ses valeurs NEDC de 4,8 l dans l’Eco-Lap avec une consommation de 4,9 l/100 km. La Focus, par contre, a une soif d’un litre et est également 0,8 litre de plus que la Toyota en consommation d’essai. Ce n’est que lorsqu’ils roulent très vite sur l’autoroute qu’ils se mettent d’accord pour vider leurs réservoirs de près de dix litres aux 100 kilomètres. Ici, il montre encore une fois que les downsizers ne sont pas aussi économiques que souvent annoncé.
Les deux sont de toute façon plus amusants sur terre, en particulier la Ford. Il fixe ses occupants sur des sièges sport étroits, tandis qu’il se faufile en toute sécurité dans toutes sortes de courbes de taux de change, ce qui est habituellement une tique plus rapide que prévu. Le fait que le châssis bien réglé distribue les chocs, surtout à basse vitesse, est tout à fait acceptable.
L’Auris, qui a également été modifié du côté du châssis, est plus confortable dans l’ensemble. Il intercepte les joints transversaux de manière plus sensible et reste plus silencieux sur l’autoroute. Mais attention : grâce à une direction nouvellement ajustée et maintenant plus sensible, le Japonais prouve encore ses qualités de maniabilité. 2,5 km/h de moins en slalom et 1,4 km/h de moins en changement de voie, ce qui est digne de respect au vu de l’histoire d’Auris. D’autant plus que la Ford dispose d’un large contis de 17 pouces au format 215/50.
Les occupants eux-mêmes devraient se sentir à l’aise dans les deux voitures compactes. L’espace pour la tête et les jambes est tout aussi important que les accoudoirs ou un espace de rangement suffisant. Seule la banquette arrière de l’Auris est un peu trop plate. Il marque des points avec un double et solide plancher de chargement dans le coffre de 360 litres, tandis que la Ford offre seulement un tapis mal fixé.
Néanmoins, la Focus s’avère être d’une qualité supérieure. De bons exemples en sont les détails tels que les lève-vitres arrondis, les boutons bien ajustés pour le chauffage du siège ou du volant et le couvercle résistant à la déchirure de la prise 12 volts. L’Auris retravaillé, qui a maintenant un paysage de cockpit plus attrayant que son prédécesseur, doit être équipé de couvercles angulaires ou de simples interrupteurs en plastique.
Il n’y a pratiquement aucune différence en matière de divertissement et de navigation. Les deux ont des systèmes d’info-divertissement intelligemment programmés, ainsi que des fonctions supplémentaires telles que l’intégration d’applications ou des fonctions de lecture de SMS. Les données de trafic en temps réel, la recherche Google et le WLAN, en revanche, ne sont offertes que par les 23.040 Euro Auris. Grâce au pack Confort, il est même de série, tout comme les systèmes Safety Sense, le chauffage des sièges, la DAB et une caméra de recul.
Il y a moins de générosité chez Ford. Les habitants de Cologne demandent 23 310 euros pour une Focus Titanium. Attention, sans les extras mentionnés ci-dessus. Les points qu’il a accumulés jusqu’à présent lui permettent de traverser le chapitre des coûts avec beaucoup de pertes, mais il remporte néanmoins la première place. La Focus coûteuse est un plaisir avec une maniabilité agile, une sécurité de conduite élevée et une apparence plus fine. Mais le châssis serré réduit le confort et la consommation réduit le plaisir de conduite.
Harmonieusement réglé et grâce à des turbobenziners économiques bien motorisés, l’Auris offre des freins plutôt sobres. Mais il est peu coûteux et offre plus de confort.